L’autonomie d’un véhicule électrique est un des premiers éléments pris en compte par les clients quant à l’achat d’un scooter ou d’une moto électrique. Toutefois, entre l’autonomie annoncée par les constructeurs et l’autonomie réelle, d’importants écarts existent parfois et il est difficile de s’y retrouver.
L’autonomie annoncée par les constructeurs est généralement calculée dans les meilleures conditions de conduite possibles, à savoir :
- vous roulez à 20 km/h,
- il fait 25 degrés
- vous pesez 55 kg
On est bien souvent bien loin de la réalité !
Ainsi, pour vous faciliter la tâche et vous aider à avoir une idée plus précise de l’autonomie des modèles que nous proposons, nous avons créé le premier simulateur d’autonomie sur 25 modèles des scooters et motos électriques du marché.
Ce simulateur est applicable à tous les modèles que nous proposons à la vente, que ce soit des équivalent 50 ou 125cm3, des scooters ou des motos. Il vous permet d’ajuster le mode de conduite, le poids ainsi que la température extérieure.
Ce que prend en compte le simulateur Go2roues
Les principaux paramètres qui font varier le résultat :
- Capacité batterie (kWh) : la quantité d’énergie stockée, votre “réservoir”.
- Poids du scooter : influence la conso, surtout en relances et en montée.
- Vitesse : le facteur qui pèse le plus en périurbain.
- Poids du conducteur et passager : impact sur relances et dénivelé.
- Température extérieure : le froid pénalise souvent l’autonomie.
- Dénivelé : monter coûte de l’énergie ; descendre peut parfois en récupérer un peu selon le scooter. A prendre en compte si vous résidez dans une zone montagneuse.
Pourquoi l’autonomie varie autant : la logique derrière les paramètres
Un scooter électrique consomme de l’énergie pour :
- avancer (résistance au roulement + frottements + rendement moteur/contrôleur),
- fendre l’air (aérodynamique),
- monter (gravité),
- composer avec la batterie (température, notamment).
Résultat : l’autonomie n’est pas une valeur fixe. C’est un équilibre entre l’énergie disponible et le coût énergétique de chaque kilomètre, qui varie selon votre situation.
1) La vitesse : en périurbain, c’est souvent ce qui plombe le plus
Plus vous roulez vite, plus l’air résiste. Et cette résistance augmente très vite avec la vitesse. En clair : à vitesse stabilisée élevée (périurbain/rocade), la consommation grimpe, et l’autonomie peut baisser nettement par rapport à une utilisation urbaine.
C’est aussi pour ça qu’un scooter peut être très correct à 45–50 km/h, puis devenir beaucoup plus gourmand quand on le maintient longtemps à une vitesse plus élevée. Et si en plus vous ajoutez un top-case, un tablier, un gros sac, ou juste un vent de face… l’aérodynamique fait son travail (dans le mauvais sens).
2) Le poids : surtout visible en ville et en côte
Le poids total (scooter + conducteur + passager + bagages) influence :
- les relances : à chaque accélération, il faut fournir de l’énergie,
- le roulement : plus de charge, plus de pertes au niveau des pneus,
- les montées : plus lourd = plus coûteux en dénivelé.
En ville, où l’on accélère et freine souvent, l’effet du poids est plus sensible qu’en trajet parfaitement stabilisé (où l’aéro domine davantage).
3) Le dénivelé : monter coûte, descendre ne rembourse pas tout
Monter, c’est simple : vous gagnez de l’altitude et ça demande de l’énergie. Plus le poids total est élevé et plus le dénivelé est important, plus l’autonomie baisse.
À la descente, certains scooters disposent d’une régénération (frein moteur récupératif) qui peut rendre une partie de l’énergie. Mais ce n’est jamais 100% : il y a des pertes. Dans le doute, considérez le dénivelé comme un facteur pénalisant, surtout si vous êtes en zone vallonnée.
4) La température : l’hiver, l’autonomie baisse souvent
Les batteries lithium fonctionnent moins bien à basse température : la capacité utilisable et l’efficience peuvent diminuer, surtout si le scooter dort dehors et qu’on attaque direct un trajet rapide. En usage périurbain par temps froid, l’écart avec “été en ville” peut devenir très net.
Si vous roulez toute l’année, testez un scénario “hiver” dans le simulateur et gardez une marge. C’est moins sexy qu’un chiffre optimiste, mais c’est plus utile au quotidien.
Autonomie annoncée vs autonomie réelle : pourquoi ce n’est pas la même chose
Une autonomie constructeur est souvent mesurée selon des conditions standardisées, utiles pour comparer des véhicules, mais pas forcément représentatives de votre trajet (température, vitesse moyenne, relief, arrêts, charge…).
Le simulateur vous aide à rebasculer sur une logique “usage réel”, c’est-à-dire : votre vitesse, votre poids, votre duo éventuel, votre relief, votre météo.
Comment utiliser le simulateur intelligemment (urbain et périurbain)
Le mauvais réflexe, c’est de régler le simulateur pour “être rassuré”. Le bon réflexe, c’est de le régler pour “être réaliste”. Voici une méthode simple.
Étape 1 : définissez votre usage dominant
- Urbain : vitesses modérées, arrêts fréquents, relances. Souvent favorable à l’électrique.
- Périurbain : vitesses plus élevées et plus constantes. Souvent plus pénalisant pour l’autonomie.
Étape 2 : mettez les vrais poids
Renseignez votre poids “équipé” (casque + blouson + sac). Ajoutez le passager si vous roulez en duo de manière régulière. C’est la base pour éviter les surprises.
Étape 3 : faites deux tests de température
- Température “normale” (printemps/été)
- Température “hiver” si vous roulez toute l’année
Si l’écart entre les deux scénarios est important, basez votre décision sur le scénario hiver (ou au minimum, gardez une marge).
Comment lire le résultat : l’objectif n’est pas un chiffre “au kilomètre près”
Un simulateur ne doit pas servir à vous dire “vous ferez exactement 82 km”. Il doit répondre à des questions utiles :
- Mon trajet quotidien passe-t-il avec une marge confortable ?
- À partir de quelle vitesse je perds beaucoup d’autonomie ?
- Est-ce que l’hiver change ma stratégie de recharge ?
- Est-ce qu’il me faut une batterie plus grande, une batterie amovible, ou une recharge au travail ?
Et gardez en tête les variables non saisies : vent, relief, pneus sous-gonflés, trafic, état de la route, conduite nerveuse… Le simulateur vous donne une base, pas une garantie.
Tableau : l’impact des paramètres sur l’autonomie
| Paramètre | Impact sur l’autonomie | Pourquoi | Conseil concret |
|---|---|---|---|
| Vitesse | Très fort en périurbain | L’aérodynamique devient dominante à vitesse élevée | Testez plusieurs vitesses (ville / périurbain) pour voir le point de bascule |
| Poids total | Fort en ville et en côte | Relances + montées demandent plus d’énergie | Renseignez votre poids “réel” + duo si fréquent |
| Température | Fort en hiver | La batterie est moins efficiente à froid | Simulez un scénario hiver et gardez une marge |
| Dénivelé | Variable | Monter coûte de l’énergie ; récupération partielle à la descente | Utilisez le dénivelé cumulé de votre trajet type |
| Capacité batterie (kWh) | Direct | Plus d’énergie disponible = plus d’autonomie (à conditions égales) | Dimensionnez selon votre besoin quotidien + marge |
3 scénarios types pour calibrer votre attente
On ne donne pas ici une autonomie chiffrée universelle (elle dépend des scooters, des rendements et de l’algorithme interne). En revanche, on vous dit quels réglages tester pour obtenir une réponse utile.
Scénario A : urbain quotidien, trajet court, recharge facile
- Vitesse : urbaine
- Poids : conducteur seul
- Température : moyenne
- Dénivelé : faible
Objectif : vérifier que vous avez une marge confortable et que vous pouvez espacer les recharges. Ensuite, optimisez avec des habitudes simples : conduite plus régulière, anticipations, pneus correctement gonflés.
Scénario B : urbain + périph, avec une partie plus rapide
- Vitesse : mixte (ville + périurbain)
- Poids : conducteur seul
- Température : moyenne
- Dénivelé : variable
Objectif : identifier à quel point la vitesse change votre besoin de recharge. Si votre marge devient faible, c’est un signal : il vous faut peut-être une batterie plus grosse, une recharge intermédiaire, ou un modèle plus adapté au périurbain.
Scénario C : duo régulier + hiver + côtes
- Vitesse : mixte, parfois soutenue
- Poids : conducteur + passager
- Température : basse
- Dénivelé : présent
Objectif : simuler un “pire cas raisonnable”. Si ça passe, vous êtes tranquille le reste de l’année. Si ça ne passe pas, vous savez exactement quoi ajuster : vitesse, recharge au travail, ou choix d’un scooter plus dimensionné.
Conseils rapides pour gagner de l’autonomie
- Stabilisez : moins de variations de vitesse = moins de pertes.
- En périurbain : évitez les pointes inutiles, c’est là que l’autonomie se fait démonter.
- Anticipez : moins de frein/relance = meilleure efficience globale.
- En hiver : évitez de laisser la batterie dormir à 100% dehors, et privilégiez une recharge dans de bonnes conditions quand c’est possible.
FAQ — Autonomie réelle scooter électrique
Pourquoi mon autonomie réelle est plus basse que l’autonomie constructeur ?
Parce que les autonomies annoncées sont mesurées dans des conditions standardisées, alors que votre usage dépend de votre vitesse, de la température, du relief, du poids et du trafic.
Quelle vitesse fait le plus baisser l’autonomie ?
Il n’y a pas un seuil universel : ça dépend du scooter. Mais la tendance est claire : plus la vitesse augmente, plus la consommation augmente fortement, surtout en stabilisé périurbain.
Le duo change vraiment l’autonomie ?
Oui, surtout en ville (relances) et en montée. Si vous roulez souvent à deux, simulez le duo comme scénario principal.
Le froid réduit-il vraiment l’autonomie ?
Souvent oui. Si vous roulez l’hiver, simulez une température basse et gardez une marge pour éviter la mauvaise surprise du “dernier kilomètre”.
Le dénivelé est-il compensé en descente ?
Partiellement selon le scooter. La régénération, quand elle existe, ne récupère qu’une partie de l’énergie. Le dénivelé reste un facteur pénalisant.
Quelle marge d’autonomie viser ?
Évitez de dimensionner “au millimètre”. Faites un scénario normal et un scénario défavorable (froid + vitesse + charge), puis gardez une marge confortable.
À retenir
- Le simulateur sert à estimer l’autonomie réelle selon vitesse, poids, température et dénivelé.
- En périurbain, la vitesse est souvent le facteur le plus pénalisant.
- En ville et en côte, le poids et le relief deviennent plus importants.
- En hiver, l’autonomie baisse souvent : testez un scénario froid et gardez une marge.
- Le bon usage du simulateur : un scénario réaliste + un scénario défavorable.
Nous espérons que ce nouvel outil interactif vous permettra de trouver le modèle électrique correspondant le plus à votre mode de vie et vos besoins quotidiens en terme de déplacements.
bonjour a tous il est difficile de ce faire un avis tranché sur tel ou tel vehicule electrique???de ce qu’il en decoule le NIU U semble interessant ?naslot
Bonjour, le marché des 2 roues électrique est entrain d’exploser et de nombreux modèles s’offrent donc à vous. Le NIU U est très intéressant en terme de prix si vous effectuer uniquement des petits trajets quotidiens au regard de son autonomie. Si vous cherchez plus d’autonomie il faudra opté pour un autre modèle en sachant qu’ils sont tous éligibles à des primes et bonus écologiques.
Sympa le simulateur. Idée d’amélioration qui correspondrait à mon cas :
– Des poids plus importants (je fais 120Kg et j’ai parfois un passager).
– Notion de dénivelé. J’habite dans un coin bien vallonné, et j’ai pu testé un soco équivalent 125 il y a quelques temps et en monté (départ arrêté) je devais aider avec les pieds…
Merci pour le taf en tout cas 😉
Est ce que vous livré à Nice 0610 ou avez vous un concessionnaire à Nice
Bonjour,
Oui nous livrons dans toute la France.
Ale ja ważę 150 kg 🙁